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Le bilan de Barack Obama un an après sa victoire présidentielle:

- Le bilan de la politique étrangère de Barack Obama, un an après sa victoire aux élections présidentielles (2e épisode)

- La gestion de la crise économique par l'administration Obama et ses implications dans la réglementation du système bancaire (3e épisode)

voir aussi: le premier épisode

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La France: bienvenue en République bananière!


Le fils du président de la République, conseiller général du canton sud de Neuilly (Hauts-de-Seine), devrait être élu à la tête de l'Etablissement public d'aménagement de la Défense (EPAD) en remplacement de Patrick Devedjian, président du conseil général des Hauts-de-Seine et ministre de la relance, atteint par la limite d'âge (65 ans).

Rappelons aussi que M. Devedjian avait préparé un décret afin de rallonger la limite d'âge de la présidence. Or, débouté par l'Elysée, le ministre de la relance doit alors quitter la présidence. Mais qui peut donc le remplacer? C'est là qu'intervient le fils du président: il faut éviter à tout prix que l'EPAD soit aux mains des socialo-communistes. Echange de bons procédés: Jean Sarkozy aurait "convaincu" le député-maire de Meudon, Hervé Marseille (Nouveau Centre), de de lui laisser sa place d'administrateur de l'EPAD. Question résolue: Jean Sarkozy se présentera comme candidat à l'élection du président de l'établissement financier contre le maire communiste de Nanterre, Patrick Jarry. Il a d'ailleurs toutes ses chances d'être élu. En effet, neuf représentants de l'Etat (qui en fin de compte ne participeront pas à la votation), quatre élus UMP, quatre élus de gauche (deux membres du Parti socialiste et deux membres du Parti communiste français), et Claude Leroi, représentant de la chambre de commerce de Paris et de celle des Hauts-de-Seine, favorable à Jean Sarkozy, siègent au conseil d'administration.
Mais alors où est le problème? Eh ben, ce n'est qu'un gamin qui sera à la tête de la place financière la plus importante d'Europe (ndlr: La Défense).

Le fils qui valait des milliards.

Est-ce encore à une crise de népotisme à laquelle nous assistons? Pour les détracteurs de Jean Sarkozy, il n'est aucunement légitime qu'il prenne la tête d'une institution financière - qui vaut quelques milliards et qui emploie 150 000 employés - en raison de ses expériences politiques et entrepreneuriales (il est entré en politique il y a moins de 2 ans), de sa formation quelque peu limitée (il n'est qu'en deuxième année de droit après avoir redoublé deux fois), et de son âge (il n'a que 23 ans). Si l'on ne fait pas le lien avec son père, ces trois arguments suffisent largement à discréditer l'élection de Jean Sarkozy. Mais les suppos de Sarkozy ne l'entendent pas de cette manière: "Jean Sarkozy sera élu en raison de ses qualifications, et non grâce à son patronyme"; "Martine Aubry était bien la fille de Jacques Delors." Il est vrai que la Première Secrétaire du Parti socialiste a été pistée par son père, qu'elle apprécie tant, quand elle est devenue ministre dans le gouvernement Cresson en 1991 tandis que son père était Président de la Commission européenne. Quelle humour! La majorité serait-elle à court de contre-arguments?

Mais le plus troublant dans l'histoire est que le prochain président aura à sa charge un groupe qui comprendra l'EPAD pour la Défense et l'EPASA pour Nanterre. La fusion de ces deux établissements publics d'aménagement commercial et industriel, effective le 1er janvier 2010, permettera de réaliser un vaste et puissant quartier d'affaires au centre-ouest du futur Grand Paris, tant souhaité par Nicolas Sarkozy.
C'est difficile de se rendre compte que ce n'est qu'un jeune adulte sorti prématurément de l'adolescence qui sera président d'un territoire pourtant républicain et aussi riche que la Principauté de Monaco...
Ce qui est le plus paradoxal dans ce scandale politico-médiatique, c'est que le président a présenté (pour la deuxième fois en deux mois) sa réforme du lycée qui met en exergue les principes du lycée sous Napoléon: "Désormais, ce qui compte en France pour réussir, ce n'est plus d'être bien né, c'est d'avoir travaillé dur et d'avoir fait la preuve par ses études de sa valeur." J'ai bien l'impression que la carrière du fils du président n'est pas l'exemple le plus claire de l'"égalité des chances".

La réplique de Sarko: "Ce n'est pas mon fils qui est visé, c'est moi"

Et dans le mille président! Sachez que les français ont horreur des monarchies, ça leur rappelle de très mauvais souvenirs, j'en ai même froid dans le dos rien que d'y penser. Cependant, au lieu de critiquer votre style monarchique, je vais m'effocer de critiquer le fond de votre politique. Depuis votre victoire à l'élection présidentielle du 6 mai 2007, vous avez entrepris beaucoup de chantiers de réformes: l'éducation, le déficit de la sécurité sociale qui s'élève à 13 milliards d'euros -, les promesses de plein emploi et de reconversion industrielle de certains sites (Maubeuge, Gandrange...), le Grand Paris et le plan banlieue, la baisse des charges salariales, la baisse de la TVA sur les biens de consommation, la politique migratoire, le Traité de Lisbonne... Naturellement, un projet socio-politique ne se fait pas du jour au lendemain. Néanmoins, en l'espace de 28 mois, seulement quatre réformes ont abouti: le bouclier fiscal (août 2007), le renforcement de la politique migratoire (soutenue par le Pacte Européen sur l'immigration et l'asile d'octobre 2007), la baisse de la TVA pour la restauration (mai 2009) et la mise en vigueur de la taxe carbone (en cours). Je ne critique pas l'inefficacité de votre politique, mais la bêtise avec laquelle vous l'entreprenez. La réalité est que vous vous efforcez à nous mentir et à manipuler les résultats afin de nous cacher l'inefficience de vos réformes et les mauvais chiffres de l'économie française. 8 millions de français vivent toujours sous le seuil de pauvreté (relative à la population française), le déficit de la Sécurité Sociale peine à se résorber, la dette publique explose, le chômage augmente, et de multiples sites industriels ferment et sont délocalisés.
Ce que je vous demande c'est de nous dire simplement la vérité. Cette simple vérité que vous êtes incapable de changer les choses en France; cela vous épargnerait peut-être des acharnements contre votre famille et votre si jolie femme.
En parlant de votre famille, ne vous inquiétez pas, je suis sûr que votre fils "chéri" sera quand même élu. C'est d'ailleurs ce qui est assez frustrant dans les démocraties occidentales: on critique, on s'oppose, on lutte, et tout compte fait ça casse (ex: la loi Hadopi, les fichiers Edvige, le double référendum en Irlande, la fin des quotas laitiers...). Je vous le dis: arrêtez de vous opposer, le gouvernement trouvera toujours d'autres moyens pour arriver à sa fin. C'est la démocratie, on n'y peut rien. Même Churchill l'a dit: "La démocratie est le pire des régimes à l’exception de tous les autres".

"Nous sommes la risée du monde entier"

Fil info: la République française, pourtant exemplaire pour ses méthodes méritocratiques, ses droits de l'homme et sa démocratie semi-parlementaire (cachant de facto la dérive hyperprésidentielle du régime), ne se porterait plus très bien. Les chinois en rigolent, les anglais sont consternés, et les allemands restent de marbre. La France élitiste, népotiste, despotiste? Jamais, il est vrai qu'il est aisément facile de briguer un poste élevé dans l'administration public: il suffit d'avoir un patronyme connu et un petit coup de pouce de son "papa chéri" ou encore de sortir de l'ENA, l'école nationale d'administration.

Oui, Monsieur Bayrou, nous sommes bien la risée du monde! Mais, malheureusement chacun participe à cette tragédie humaine: les électeurs qui revoteront Nicolas Sarkozy en 2012 (j'y serai), la pâle opposition des socialistes qui sont incapables de proposer un projet alternatif à celui de Sarkozy et les médias qui n'ont comme tâche que de s'intéresser au "monde merveilleux du Petit Nicolas" sans informer la population de contenus importants (j'y suis encore). Même, Frédéric Lefebvre, porte-parole de l'UMP, peut appuyer mes propos: "L’opposition ne fait pas son travail alors ce sont les médias qui le font. Ils cherchent tous les matins un sujet de déstabilisation du président", a-t-il déclaré ce matin sur RTL dans une interview de Jean-Michel Apathie.

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